Coupure d’électricité pendant la trêve hivernale : ce que dit la loi
- Peut-on couper l'électricité pendant la trêve hivernale ?
- Réduction de puissance : ce qui peut encore arriver pendant la trêve
- Gaz, chaleur, eau : les autres protections à connaître
- Résidence principale, logement secondaire, fraude : la protection n'est pas la même
- Que faire si vous recevez un avis de coupure ou de réduction de puissance ?
- Qui doit agir si l'électricité devient un problème dans le logement ?
- Que se passe-t-il à la fin de la trêve hivernale ?
- Guides utiles pour compléter le sujet
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Questions fréquentes sur les coupures d'électricité pendant la trêve hivernale
- Peut-on me couper l'électricité pendant la trêve hivernale ?
- La réduction de puissance est-elle une coupure ?
- La trêve hivernale annule-t-elle les factures d'électricité ?
- Le gaz peut-il être coupé pendant la trêve hivernale ?
- Peut-on couper l'eau pendant la trêve hivernale ?
- Que faire si je reçois un avis de coupure ou de limitation ?
- Un propriétaire peut-il faire couper l'électricité d'un locataire ?
Pendant la trêve hivernale, une résidence principale ne peut pas être privée d'électricité pour une simple facture impayée. La protection s'applique du 1er novembre 2026 au 31 mars 2027. Mais elle ne supprime pas la dette : le fournisseur peut continuer les relances, proposer un échéancier, engager le recouvrement et, dans certains cas, réduire la puissance du compteur.
En revanche, une réduction de puissance peut rester possible selon la situation. La trêve protège contre l'interruption brutale de fourniture, mais elle ne dispense pas de payer la facture ni de chercher une solution avant le printemps.

Peut-on couper l'électricité pendant la trêve hivernale ?
Non, pas pour impayé, lorsque le logement concerné est une résidence principale. Pendant la trêve hivernale, le fournisseur d'électricité ne peut pas interrompre totalement la fourniture d'électricité en raison d'une facture non réglée. Cette protection vaut même si la dette existe réellement.
Il faut toutefois bien distinguer deux choses : la coupure totale, qui est interdite pendant la période protégée, et la gestion de l'impayé, qui continue. Le fournisseur peut envoyer des relances, demander une régularisation, proposer un échéancier, transmettre le dossier au recouvrement ou préparer les suites possibles après la trêve.
Coupure interdite
La fourniture d'électricité ne peut pas être totalement interrompue pour impayé dans une résidence principale pendant la trêve.
Dette maintenue
Les sommes dues ne sont pas effacées. La facture reste exigible et peut faire l'objet d'un échéancier ou d'un recouvrement.
Puissance réduite possible
Dans certains cas, le fournisseur peut réduire la puissance électrique au lieu de couper totalement l'alimentation.
Réduction de puissance : ce qui peut encore arriver pendant la trêve
La réduction de puissance est différente d'une coupure. Le logement reste alimenté, mais la puissance disponible devient limitée. Cela peut permettre de conserver quelques usages essentiels, comme l'éclairage ou le fonctionnement d'appareils peu consommateurs, tout en rendant difficiles les usages simultanés ou très énergivores.
Concrètement, une réduction peut devenir très contraignante dans un logement chauffé à l'électricité : radiateurs, ballon d'eau chaude, plaques de cuisson, four ou plusieurs appareils utilisés en même temps peuvent provoquer des coupures internes ou rendre le logement difficile à vivre. Il faut donc réagir rapidement dès la réception d'une relance ou d'un avis de limitation.
Ce qui reste possible
- Recevoir des relances du fournisseur.
- Se voir proposer un échéancier de paiement.
- Faire l'objet d'une réduction de puissance selon les règles applicables.
- Être orienté vers des dispositifs d'aide.
- Voir la dette continuer à être réclamée après la trêve.
Ce qu'il ne faut pas faire
- Ignorer les relances ou avis du fournisseur.
- Attendre le 31 mars sans demander d'aide.
- Penser que la facture est suspendue ou effacée.
- Promettre un échéancier impossible à tenir.
- Laisser la situation empirer jusqu'à la sortie de trêve.
Gaz, chaleur, eau : les autres protections à connaître
La question de la trêve hivernale ne concerne pas seulement l'électricité. Les règles protègent aussi la fourniture de gaz et de chaleur dans la résidence principale pendant la période hivernale. Pour l'eau, la protection est encore plus forte : la coupure d'eau d'une résidence principale est interdite toute l'année.
| Service | Pendant la trêve hivernale | Point à surveiller |
|---|---|---|
| Électricité | Coupure totale interdite pour impayé en résidence principale. | Une réduction de puissance peut être appliquée selon la situation. |
| Gaz | Coupure interdite pour impayé en résidence principale pendant la trêve. | La dette reste due et doit être régularisée. |
| Chaleur | Interruption interdite pour impayé en résidence principale pendant la trêve. | Les charges ou factures restent à traiter. |
| Eau | Coupure interdite toute l'année pour une résidence principale. | La facture impayée peut toujours être réclamée. |
Résidence principale, logement secondaire, fraude : la protection n'est pas la même
La protection hivernale vise la résidence principale. C'est un point décisif : un logement secondaire, un local professionnel ou une situation frauduleuse ne se traite pas comme le logement principal d'un ménage. De même, une interruption liée à une raison technique, à un danger ou à une intervention sur le réseau n'est pas une coupure pour impayé.
| Situation | Coupure pour impayé pendant la trêve | Commentaire |
|---|---|---|
| Résidence principale | Interdite | La protection s'applique pendant la période hivernale, mais la dette reste due. |
| Résidence secondaire | Protection non équivalente | Le régime protecteur de la résidence principale ne s'applique pas de la même manière. |
| Fraude ou danger manifeste | Cas à part | Une intervention peut être justifiée pour sécurité, fraude ou nécessité technique. |
| Panne, incident ou travaux réseau | Ce n'est pas une sanction pour impayé | La trêve n'empêche pas une intervention nécessaire au fonctionnement ou à la sécurité du réseau. |
Que faire si vous recevez un avis de coupure ou de réduction de puissance ?
Un avis de coupure, de limitation ou une relance sérieuse ne doit jamais rester sans réponse. Même si la coupure totale est interdite pendant la trêve pour une résidence principale, le fournisseur peut préparer la suite du dossier. Plus vous répondez tôt, plus il est possible de négocier un échéancier ou de mobiliser une aide.
Identifier la nature du courrier
Regardez s'il s'agit d'une relance, d'un avis de réduction de puissance, d'un échéancier proposé, d'une mise en demeure ou d'une annonce de procédure après la trêve.
Demander une solution écrite
Appelez rapidement, puis confirmez par écrit. Demandez un échéancier réaliste, un délai, ou une vérification du montant si vous contestez la facture.
Ne pas rester seul
Contactez un travailleur social, le CCAS, le FSL, la CAF, la MSA, l'ADIL ou une association selon votre situation et votre territoire.
Archiver tous les échanges
Conservez factures, échéanciers, emails, SMS, courriers, captures d'écran et preuves de paiement. Ces éléments seront utiles en cas de contestation.
Qui doit agir si l'électricité devient un problème dans le logement ?
Dans la plupart des locations, le contrat d'électricité est au nom du locataire. Si la facture n'est pas payée, le fournisseur se tourne donc d'abord vers le titulaire du contrat. Le propriétaire ne peut pas utiliser l'électricité comme moyen de pression pour obtenir le paiement du loyer ou provoquer un départ.
Traiter la facture avant la sortie de trêve
La dette d'énergie peut s'ajouter au loyer impayé et rendre la situation plus fragile. Il faut répondre au fournisseur, vérifier les aides et conserver les preuves.
- Contacter le fournisseur dès la première relance.
- Demander un échéancier réaliste.
- Vérifier les aides mobilisables.
- Ne pas attendre le 31 mars pour agir.
Ne jamais couper ou provoquer une coupure
Le propriétaire doit rester sur le terrain légal : relances, impayés de loyer, procédure, garanties et obligations du bailleur. L'électricité ne doit pas devenir un levier de pression.
- Ne pas demander une coupure pour faire pression.
- Ne pas intervenir sur le compteur ou les installations.
- Respecter la jouissance normale du logement.
- Traiter les impayés par les démarches prévues.
Lorsque le chauffage dépend d'une installation collective ou d'un équipement commun, la question peut aussi concerner les obligations du bailleur ou de la copropriété. Pour approfondir ce cas, consultez le guide sur le chauffage collectif pendant la trêve hivernale.
Que se passe-t-il à la fin de la trêve hivernale ?
À partir du 1er avril 2027, la protection hivernale prend fin. Si la facture reste impayée et si les démarches prévues ont été respectées, le fournisseur peut reprendre les mesures possibles : réduction, coupure, résiliation ou recouvrement selon la situation.
La bonne stratégie consiste donc à utiliser l'hiver pour éviter l'escalade. Un échéancier accepté, une aide en cours d'instruction ou une régularisation partielle peut faire la différence. À l'inverse, un silence complet jusqu'au printemps peut rendre la sortie de trêve beaucoup plus difficile.
Avant le 31 mars
- Répondre aux relances du fournisseur.
- Demander un échéancier si le paiement intégral est impossible.
- Contacter les services sociaux ou le FSL.
- Vérifier si la facture est exacte.
- Conserver les preuves d'échanges et de démarches.
Après le 31 mars
- Une coupure peut redevenir possible selon la procédure.
- La dette peut être réclamée plus fermement.
- Le contrat peut être menacé si aucun accord n'existe.
- La réduction de puissance peut précéder d'autres mesures.
- Les démarches tardives deviennent plus urgentes.

Guides utiles pour compléter le sujet
Questions fréquentes sur les coupures d'électricité pendant la trêve hivernale
Peut-on me couper l'électricité pendant la trêve hivernale ?
Non, la coupure totale d'électricité pour impayé est interdite pendant la trêve hivernale lorsqu'il s'agit de votre résidence principale. En revanche, une réduction de puissance peut être possible selon votre situation.
La réduction de puissance est-elle une coupure ?
Non. La réduction de puissance maintient une alimentation minimale, mais limite fortement les usages électriques. Elle peut rendre difficile l'utilisation simultanée du chauffage, de la cuisson, de l'eau chaude ou de plusieurs appareils.
La trêve hivernale annule-t-elle les factures d'électricité ?
Non. Les factures restent dues. La trêve empêche la coupure totale pour impayé dans une résidence principale, mais elle ne supprime pas la dette et n'interdit pas les relances.
Le gaz peut-il être coupé pendant la trêve hivernale ?
Non, la coupure de gaz pour impayé est également interdite pendant la trêve hivernale lorsqu'il s'agit d'une résidence principale. La dette reste toutefois due.
Peut-on couper l'eau pendant la trêve hivernale ?
La coupure d'eau d'une résidence principale est interdite toute l'année, pas seulement pendant la trêve hivernale. La facture impayée peut toutefois continuer à être réclamée.
Que faire si je reçois un avis de coupure ou de limitation ?
Contactez immédiatement le fournisseur, demandez un échéancier écrit, vérifiez le montant réclamé et sollicitez rapidement les aides possibles auprès d'un travailleur social, du CCAS, du FSL, de la CAF, de la MSA, de l'ADIL ou d'une association.
Un propriétaire peut-il faire couper l'électricité d'un locataire ?
Non. Un propriétaire ne doit pas provoquer une coupure d'électricité pour faire pression sur un locataire ou obtenir son départ. Les impayés de loyer doivent être traités par les démarches légales prévues.

